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MATERNITY HOME

MATERNITY HOME (4)

samedi, 27 mai 2017
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Je m’appelle María, je suis espagnole et j´ai 30 ans. Je n’ai pas une relation étable, je n’ai pas d´enfants, je n’ai pas encore de l’instinct maternelle et je ne sais pas si je l’aurais un jour. C´est vraiment quelque chose qui ne m´inquiète pas parce que j’ai le temps de décider si je veux (ou non) être mère. Il y a quelques années, j’ai avorté parce que je n’avais pas usé une méthode contraceptive. Depuis lors, j’ai l’aide de ma gynécologue qui m’a recommandé diverses méthodes contraceptives jusqu’à j’ai trouvé la plus commode pour moi.

Si nous ajoutons une lettre à mon nom, je me transforme en Mariam, et l´histoire est différente. Je suis née et je vis à Kenya, mais il n’est pas important, parce qu´il y a des histoires comme la mienne (ou encore pires) dans plus de la moitié du monde. Il y a quelques années, je me suis mariée et, comme il est établi, mon mari et moi avons essayé d´avoir des enfants. Ce n´était pas possible, je ne suis pas tombée enceinte. Et clairement, il semblait que j’avais un problème de fertilité. Mais, moi, je ne le jamais su avec certitude parce que mon mari ne m´a jamais permis de consulter un médecin, et même si j´aurait pu, j´aurais du me déplacer des nombreux kilomètres et payer beaucoup d’argent pour qu´un gynécologue me visite. Il était impossible pour moi... En outre, chaque mois, je souffrais d´horribles douleurs de règle et je ne pouvais pas sortir dans la rue ou me rendre au travail. Finalement, mon mari m’a abandonné parce que je ne pouvais pas avoir d´enfants.

Je suis Mariam aussi, je suis Kényane et j’ai 32 ans. Je suis mariée et j’ai été enceinte 7 fois bien que j’ai seulement trois enfants: une fille de 9 ans, un garçon de 5 ans et un bébé né il y a quelques semaines. J’ai toujours eu beaucoup de problèmes avec mes grossesses, et malheureusement, beaucoup d´elles n´ont pas bien fonctionné car j´ai souffert diverses fausses couches pendant les premiers mois de gestation. Aucun docteur ne m´a jamais expliqué pourquoi ces grossesses n´on pas bien fonctionné, je ne connais pas les causes de ces avortements où même s´ils auraient pu être évités… Puisque je ne pouvais pas payer un spécialiste pour m´examiner et voir si j´avais des problèmes, je ne sais toujours pas la raison qui a provoqué mes avortements. En plus de mes trois petits, j'ai accouché deux bébés: la surprise-surprise! Je n’avais aucune idée que j'étais enceinte de jumeaux, personne ne me l'avait dit dans aucun des contrôles que j´ai effectués pendant la grossesse. Mais bien sûr, ce n´est pas étrange, ces examens étaient seulement un test sanguin et une analyse d'urine. Quand j’ai accouché dans l’hôpital public de Lamu, j´ai eu très peur, le médecin dormait pendant que je devais, seule, accoucher mes deux bébés. Je pensais que tout s´était bien passé, mais, en quelques heures, mes jumeaux étaient morts… je ne sais toujours pas quelles ont été les causes ou si quelque chose pourrait avoir été faite pour les sauver parce que personne n´a rien fait, aucun examen ou quelque chose du genre. C’est la fin de cette historie...

Cette historie peut paraître un film ou un roman, un complot dramatique qui, au moins, nous laisse avec un noeud à l´estomac. Mais, ces histories sont des histoires réelles.

Les deux Mariam existent.

Et Fatuma, et Esha, et Nailois, et Khadija et Madina...

Et beaucoup d´autres femmes

Et si vous étiez une d’elles?

Fatuma Yunus hospital

La santé et l’accès à une assistance médicale de qualité sont des droits universels. Théoriquement, oui. Mais, comme pour beaucoup d´autres droits universels, toute la population ne peut pas les exercer de la même façon: si l’accès aux services sanitaires est déjà en soi un droit violé et même inexistant dans beaucoup de pays et continents pour toute la population, c´est beaucoup plus pour les femmes. Elles, nous, sommes les invisibles dans ce monde inégal où nous vivons.

Il y a des milliers, des millions de femmes qui ne peuvent pas décider sur leur santé sexuelle et reproductive, sur leur bien-être général en termes de leur santé féminine. Tout simplement, il y a des autres qui décident pour elles.

Être mère ou non, avoir la possibilité d´accoucher avec des conditions sures pour la femme et son bébé, aller au gynécologue, user des méthodes contraceptives, avorter avec des garanties sanitaires, contrôler la grossesse… Il semble une question basique, n’est ce pas?.

Mais, il n’est facile pour elles.

Lorsque votre rôle social et de la famille est mettre au monde des enfants, sans contrôle ou planification d'aucune sorte, lorsque l'utilisation du contrôle des naissances pour éviter de relier une grossesse après l'autre devient une odyssée que vous devez cacher derrière votre mari, quand avec 12 ans, vos parties génitales sont mutilées de sorte que vous ne serez jamais capable d'apprécier le sexe, quand il n’y a pas un gynécologue qui assiste dans votre ville de façon périodique ou ponctuellement, quand vous ne pouvez pas parler de sexe ouvertement, quand faire une promenade avec un homme, implique qu´il deviendra votre mari, quand s´adresser à un spécialiste signifie investir une grande partie de votre salaire…Quand tout cela arrive… Clairement, quelque chose échoue et il faut agir pour les droits des femmes.

Le 28 mai, la Journée Internationale d’Action pour la Santé des Femmes, est la journée où nous ne pouvons pas oublier tout ceci, mais avant tout, c´est un jour pour commencer à agir.

Maternity Home Mujeres

À Afrikable nous le faisons déjà. Nous sommes attachés aux femmes et à leur autonomisation dans tous les domaines de leur vie et pour y parvenir dans le secteur de la santé, nous sommes en train de construire un centre complet de santé sexuelle et reproductive Maternity Home où, en plus de donner des sessions d’information et programmes de sensibilisation sur diverses questions, les femmes de Lamu pourront recevoir assistance gynécologique gratuite et de qualité et accoucher avec des garanties pour elles et leurs bébés.

Le droit à des services sanitaires de qualité est de plus en plus une réalité qu’une utopie sur l’île de Lamu. Comme nous, elles le méritent.

Le hasard de naître ici ou là ne doit pas déterminer nos droits et il ne peut pas être une fracture insurmontable, agissez!

 

28 mai – JOURNÉE INTERNATONALE D'ACTION POUR LA SANTÉ DES FEMMES

 

Auteure: Marta Heredia | Traductrice : Elisa García Marcos

jeudi, 25 mai 2017
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Jambo! Jambo! Nous sommes Isa, María et Arantxa, trois sagefemmes qui arrivions à Afrikable pour coopérer dans le projet Maternity Home il y a un mois.

Durant ces dernières semaines, nous avons partagé nombreuses expériences qui nous ont surpris, enrichi et illuminé notre sourire entre les femmes et les enfants qui nous accueillent chaque jour à Afrikable.

Nous avons joui des activités, et une de nos préférées est le séminaire de sexualité pour les adolescents. Au début, les adolescents étaient un peu timides et réceptive, nous réunions dix jeunes. Nous pouvions parler sur MST, VIH, grossesse non désirée et sexualité responsable, dans un climat de rires et jeux où la confiance et la participation ont grandi façon exponentielle.

Taller Sexualidad 01

À la fin, les jeunes ont résolu questions, ils ont eu idées plus claires et, maintenant, ils ont une porte ouverte pour évoluer comme personnes sûres et autonome. Pour nous, il a été un plaisir partager notre temps et des confidences avec eux. Cette expérience est parte des expériences inoubliables en Lamu et que, heureusement, il a fini avec points de suspension...

 

Auteurs: Arantxa Merino, María Rami e Isabel Fernández | Traductrice: Elisa García Marcos

vendredi, 07 avril 2017
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Magret est revenue à Afrikable à la suite de son congé de maternité avec le petit Sangale. Toutefois, bien qu’elle est très heureuse, elle se souvient les instants abominables quand elle a dû accoucher chez elle, devants ses petits enfants de 2 et 3 ans. Heureusement, dans très peu de temps, le Maternity Home de Afrikable ouvrira ses ports and nous pourrons prévenir nombreuses situations de risque pour les mères et leurs bébés.

Les mois passent et la deuxième étape de notre projet, la chambre de gynécologie, est pratiquement, une réalité grâce à BCG. Nous avons utilisé la moitié des fonds et aujourd’hui, nous sommes dans l’attente de l’autre moitié qui arrivera en Juin, et alors, la consultation médicale sera prête.

Mais ce n'est pas tout… grâce à le Proyecto Esperanza qui a décidé centrer toute l’attention sur la troisième phase du projet Maternity Home, avec l’aide des grains de sable du tirage des congés solidaires, avec tous les évents, avec les concerts, les dons, les partenaires et un long etcétéra, nous sommes à point d’obtenir le rêve de une chambre de maternité et de attention à l’accouchement en quelques mois. Il reste que peu de temps…mais, nous allons y arriver –cela est clair!

 

 

La différence entre le Projet Maternity Home et nos autres projets, est, ne seulement le but, ce projet sera une réalité grâce à centaines de personnes: en achetant un billet de la tombola par 2.5 euros ou les personnes comme Eva, qui a mobilisé a tout le personnel dans l’hôpital où elle travaille afin d’obtenir l’établissement hospitalier, qui a été essentiel pour mettre en place notre clinique :)

Merci beaucoup à tous et toutes, aux centaines de personnes qui ont permis que aujourd’hui nous sommes chaque jour, plus près de ce rêve.

Voulez-vous être l'un d'entre eux?  #EmpoderaLaVida   Collaborez! 

 

Auteur: Lola Serra | Traductrice: Elisa García Marcos

dimanche, 31 juillet 2016
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Fatuma Jarso vient d’être maman. Elle a accouché à la maison comme pratiquement toutes les femmes du projet. Le bébé nait bien mais elle est hospitalisée car l’accouchement était compliqué et elle a souffert d’une forte hémorragie. Nous espérons de tout cœur que cela ne s’aggrave plus et qu’on la libère.

Blog proyecto salud 01

Sur le lit d’à côté de Fatuma il y a une femme qui vient de donner des jumeaux et l’une d’entre eux malheureusement n’a pas survécu. La fille du lit de l’autre côté doit être opéré pour une déformation dans le vagin après des complications de son dernier accouchement.

Blog proyecto salud 03

Le fait d’être femme suppose un risque ajouté dans les pays en voie de développement et le Kenya n’est pas une exception. On calcule qu’en 2015, 300.000 femmes se sont décédées durant la grossesse et l’accouchement o d’après, tout cela dans le monde. En plus, pour chaque femme qui meurt en accouchant, des douzaines souffrent des blessures, des infections et maladies.

La mortalité maternelle s’est dû à l’hémorragie, des infections, des avortements dangereux et éclampsie (hypertension grave avec saisies) ou des complications des maladies déjà existantes qui surviennent au cours de l’accouchement. Comme s’est évident le manque d’assistance médical approprié ou l’augmentation des services sanitaires sont des éléments qui déterminent la survie de la femme et du bébé.

Quand une femme meurt durant l’accouchement, le bébé qu’elle laisse orphelin a beaucoup plus de possibilités de mourir durant les deux années prochaines après la mort de sa maman.

Le taux de mortalité au Kenya est très élevé déjà que les chiffres de l’OMS retient (360 décès de chaque 100.000 naissances) n’ont que les naissances dans les hôpitaux, fait de Kenya un pays où seul le 44% des accouchements était habilité par le personnel sanitaire adéquat. Le district de Lamu est l’un des districts de Kenya avec le taux de mortalité élevé du pays (676 meurent pour chaque 100.000 naissance). L’accès difficile pour la part des femmes à des ressources et des services sanitaires et manque d’infrastructures est à l’origine de cette situation.

L’OMS s’est engagé à appuyer la réduction accélérée de la mortalité maternelle pour 2030 fait partie de l’agenda des objectifs du développement durable.

Depuis Afrikable nous aimerons contribuer à cet objectif à travers la mise en place d’un Centre de Santé de Reproduction et Maternelle d’où nous pourrions offrir une attention de qualité qui sera accessible et acceptable pour toutes les femmes qui le nécessitent.

L’immense majorité des décès maternels s’éviteraient si les femmes ont accès à des services de planification familiale adéquate. Une attention compétente durant la grossesse, l’accouchement et les premier mois après la délivrance vu l’attention après avortement. C’est pour cela que en Afrikable nous avons commencé une première phase de formation et de sensibilisation, à travers des ateliers de planification familiale, santé et premiers secours, VIH et autres thèmes d’intérêt liés avec la santé sexuelle, reproductive et maternelle tant à des femmes comme à des sages-femmes.

Blog proyecto salud 04

Blog proyecto salud 05

En phase postérieure se répondrait à la nécessité gynécologique, s’appuierait durant la grossesse et dans une dernière phase, nous attendons l’accouchement pour pouvoir garantir comme cela les droits de la femme en santé reproductive et maternelle offrant de cette forme une attention intégrale à la femme, empowerement dans tous les domaines de sa vie.

 

Auteur: Lola Serra | Traducteur: Aimée Touvi

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À PROPOS D'AFRIKABLE

Afrikable est une organisation à but non lucratif, inscrite au registre national des associations (numéro 1/1/594088) et au registre des organisations non gouvernementales de développement de l’Agence espagnole de coopération internationale au développement (AECID) (numéro 2033).

 

Au Kenya notre association s’appelle Afrika Able Organization et est inscrite au NGO Coordination Board du Kenya (numéro 10976).

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